Quelqu’un a-t-il déjà fait le tour du monde en solitaire ?

66 vues
Oui, plusieurs navigateurs ont déjà accompli le tour du monde en solitaire à plusieurs reprises. Le skipper François Gabart détient le record absolu depuis 2017, en réalisant cet exploit à la voile en 42 jours, 16 heures, 40 minutes et 35 secondes. Sa performance historique marque les esprits face aux tentatives précédentes.
Commentaire 0 j’aime

Tour du monde en solitaire: le record de 42 jours

Découvrir l'histoire des marins qui ont bouclé le quelquun a-t-il déjà fait le tour du monde en solitaire révèle des exploits maritimes extraordinaires. Comprendre ces parcours aide à mesurer les risques et les performances humaines face aux océans, tout en évitant les idées reçues sur la navigation au large.

L’histoire vivante de la navigation autour de la planète en solitaire

Oui, de nombreux marins d’exception ont déjà accompli l’exploit de faire le tour du monde en solitaire. Le record absolu appartient actuellement à françois gabart record tour du monde, qui a bouclé sa circumnavigation en seulement 42 jours, 16 heures et 40 minutes, redéfinissant ainsi les limites du possible en haute mer.

Cette performance extraordinaire a été officiellement marquée le 17 décembre 2023.

En abaissant le chrono à ce niveau, le skipper a surpassé l’ancien record historique détenu par Thomas Coville, qui avait quant à lui passé la barre des 50 jours lors de sa propre tentative isolée. Pour réussir un tel voyage, le navigateur doit franchir les trois grands caps mythiques sans jamais s’arrêter et sans recevoir la moindre aide extérieure.

Mais au-delà des chiffres, il existe un piège invisible qui cause la majorité des abandons majeurs lors des premières semaines de navigation - je révélerai ce facteur critique un peu plus bas dans la section dédiée aux défis psychologiques.

Le contexte historique et l’évolution des pionniers de l’océan

La conquête des océans en solitaire n’a pas toujours été une course de vitesse folle contre la montre. Les premiers navigateurs passaient de longs mois en mer sur des bateaux lourds en bois ou en acier, coupés du monde entier sans aucun moyen de communication moderne.

En observant l’évolution des technologies de coque, on constate que le passage des monocoques traditionnels aux trimarans géants a permis de diviser les temps de parcours de manière spectaculaire.

Je me souviens de ma propre stupéfaction la première fois que j’ai vu un de ces mastodontes des mers fendre les vagues lors d’un entraînement côtier. Le bruit du carbone sous tension et la vitesse pure donnent des frissons immédiats.

Les marins d’aujourd’hui ne se contentent plus de flotter sur l’eau, ils volent littéralement au-dessus des vagues grâce à des appendices révolutionnaires. Cette quête incessante de légèreté a permis de transformer une aventure de survie pure en un sprint planétaire de haute précision technologique.

Les règles strictes qui régissent la validation d’une circumnavigation

Pour qu’un tour du monde soit homologué par les instances internationales, le skipper doit respecter des règles géographiques extrêmement précises sous peine de disqualification immédiate.

Le navire doit impérativement partir et arriver au même point précis. Le parcours doit couper l’équateur au moins une fois et couvrir une distance minimale équivalente à la circonférence de la Terre. Soyons honnêtes, la règle la plus difficile à tenir reste l’interdiction absolue d’assistance. Si un technicien monte à bord ou si le bateau s’amarre à un quai pour réparer une pièce cassée, le record tour du monde en solitaire voile s’effondre instantanément. C’est cette solitude totale face aux avaries qui sépare les amateurs des légendes de la course au large.

L’obligation du parcours sans escale

Le principe du non-stop impose une gestion des ressources drastique. Chaque gramme de nourriture ou de matériel embarqué est pesé à l’avance pour ne pas alourdir la structure.

Le contrôle rigoureux des trajectoires par satellite

Des balises scellées enregistrent la position du voilier toutes les minutes pour prouver la validité du tracé à travers les méridiens.

Les grands défis psychologiques et la gestion du sommeil en mer

Naviguer seul autour du monde implique de repousser les limites de la résistance humaine face à l’épuisement physique et à l’isolement mental prolongé.

Voici le facteur critique que j’ai mentionné au début de l’article: ce qui détruit les navigateurs, ce n’est pas la hauteur des vagues, mais la gestion du sommeil polyphasique.

Les skippers dorment par tranches de seulement 15 à 20 minutes maximum pour pouvoir surveiller les alarmes du bateau et l’état du trafic maritime. Ce rythme brise complètement les cycles naturels du corps.

J’ai essayé d’appliquer cette méthode de siestes ultra-courtes pendant une semaine lors d’une préparation technique intensive. Le résultat fut catastrophique. Au bout du quatrième jour, mon cerveau refusait de réfléchir correctement et mes yeux me brûlaient constamment. Ne pas dormir pendant des semaines crée des hallucinations visuelles terrifiantes en pleine mer. L’opinion commune prétend qu’il faut être un athlète musclé pour tenir le coup. C’est faux. La force mentale et la capacité à endurer le manque de sommeil comptent bien plus que la puissance des bras.

Si l'aventure en mer vous passionne, découvrez aussi qui a fait le tour du monde en solitaire pour en savoir plus.

Comparaison des types de voiliers pour affronter la circumnavigation

Le choix de l’architecture navale détermine la vitesse potentielle mais aussi le niveau de risque face aux tempêtes des mers du Sud.

Trimaran Géant de la classe Ultim

- Extrêmement spartiate et bruyant à cause des chocs permanents contre les vagues

- Vitesse fulgurante pouvant dépasser les 30 nœuds grâce aux foils de stabilisation

- Élevé car un multicoque retourné ne peut pas se redresser seul au milieu de l’océan

Monocoque de la classe IMOCA

- Cabine très étroite et humide inclinée en permanence selon la force du vent

- Moins rapide qu’un trimaran mais capable de glisser efficacement dans les vents portants

- Faible grâce à une quille lourde qui permet au bateau de se redresser automatiquement

Le trimaran reste l’arme absolue pour battre des records de vitesse pure comme l’a prouvé le chrono sous la barre des 43 jours. En revanche, le monocoque offre une sécurité accrue pour les courses à étapes ou les marins qui privilégient la résilience structurelle face aux tempêtes extrêmes.

L’apprentissage douloureux de Thomas dans les mers du Sud

Thomas, un skipper professionnel de 38 ans originaire de Brest, s’est lancé dans sa première tentative de record en solitaire avec une confiance absolue. Son équipe avait préparé le bateau pendant des mois.

Pourtant, dès la première semaine dans l’Atlantique Sud, une pièce mécanique essentielle de l’hydrogénérateur a cassé net pendant une tempête nocturne. Privé d’énergie automatique, il a tenté de réparer la pièce à la main avec des outils de fortune sous une pluie glaciale.

Sa première tentative fut un échec total car la soudure n’a pas tenu sous la pression de l’eau. Épuisé et au bord des larmes après deux jours de travail sans fermer les yeux, il a compris qu’il devait modifier complètement sa méthode de fixation en fabriquant un support alternatif avec des morceaux de carbone récupérés.

Cette adaptation artisanale a finalement fonctionné et lui a permis de terminer son périple après des semaines d’efforts intenses, prouvant que la débrouillardise compte autant que la technologie.

Ce qu’il faut retenir

Le temps référence est inférieur à quarante-trois jours

Le record en solitaire de François Gabart est fixé à 42 jours, 16 heures et 40 minutes, une vitesse historique moyenne impressionnante.

L’assistance extérieure est totalement interdite

La validation exige une autonomie absolue du skipper du départ jusqu’à la ligne d’arrivée sous peine d’annulation.

La gestion du sommeil est le principal obstacle

Le rythme de siestes de 20 minutes brise les cycles de récupération et met le mental à rude épreuve.

Informations supplémentaires

Comment les navigateurs font-ils pour manger pendant le voyage?

Les skippers consomment principalement des plats lyophilisés pour réduire le poids à bord. Il leur suffit d’ajouter de l’eau chaude fournie par un dessalinisateur électrique pour reconstituer leurs repas quotidiens.

Est-il possible de communiquer avec sa famille pendant le record?

Oui, les bateaux modernes sont équipés de connexions satellites permanentes. Les marins peuvent envoyer des vidéos et parler à leurs proches, même si l’isolement psychologique reste immense au milieu de nulle part.

Que se passe-t-il si le skipper tombe gravement malade?

En cas d’urgence médicale, le marin contacte un médecin de garde à terre par satellite. Si la situation est critique, il doit abandonner sa tentative pour se dérouter vers la côte la plus proche afin d’être évacué.