Quel est le risque de faire un deuxième AVC ?

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Suite à un accident ischémique transitoire (AIT) ou un AVC léger sans séquelles majeures, le risque de subir un AVC invalidant ou un infarctus du myocarde (mortel ou non) sélève à environ 6,4% durant la première année. Ce risque demeure stable, à environ 6,4%, sur la période allant de la deuxième à la cinquième année.
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Le spectre d'un deuxième AVC : comprendre les risques et les facteurs de prévention

Un accident vasculaire cérébral (AVC), qu'il soit ischémique (le plus fréquent) ou hémorragique, est un événement traumatisant qui laisse souvent des séquelles importantes. Mais la question qui taraude de nombreuses personnes ayant survécu à un premier AVC, ou même à un accident ischémique transitoire (AIT), souvent considéré comme un "mini-AVC", est la suivante : quel est le risque d'en subir un deuxième ?

Les statistiques, bien que ne pouvant prédire l'avenir d'un individu, peignent un tableau préoccupant, mais aussi porteur d'espoir grâce aux avancées médicales et aux mesures préventives. Des études ont démontré qu'après un AIT ou un AVC léger sans séquelles majeures significatives, le risque de subir un second AVC invalidant ou un infarctus du myocarde (crise cardiaque) dans l'année suivant l'événement initial avoisine les 6,4%. Ce chiffre, qui peut sembler important, doit être nuancé. Il représente une probabilité, non une certitude.

Ce qui est particulièrement notable, c'est la relative stabilité de ce risque sur les cinq années suivant le premier incident. En effet, les études suggèrent que ce risque demeure autour de 6,4% par an, de la deuxième à la cinquième année. Ceci ne signifie pas que le danger disparaît, mais plutôt qu'il reste relativement constant, soulignant l'importance d'une vigilance continue et d'un suivi médical rigoureux.

Cependant, ce chiffre de 6,4% est une moyenne, et le risque réel pour un individu donné peut varier considérablement en fonction de nombreux facteurs, notamment :

  • L'âge: Le risque augmente avec l'âge.
  • L'histoire familiale: Les antécédents familiaux d'AVC augmentent significativement le risque.
  • La présence de facteurs de risque cardiovasculaires: L'hypertension artérielle, le diabète, l'hypercholestérolémie, le tabagisme, l'obésité, la sédentarité et la consommation excessive d'alcool sont tous des facteurs qui augmentent considérablement le risque de récidive.
  • La sévérité du premier AVC: Un premier AVC sévère augmente le risque d'un second événement.
  • Le respect du traitement médical: L'adhérence au traitement prescrit par le médecin (médicaments, modifications du style de vie) est essentielle pour réduire le risque de récidive.

Il est crucial de comprendre que ces statistiques ne doivent pas engendrer la peur ou la fatalité. Au contraire, elles soulignent l'importance d'une prise en charge proactive et d'un suivi médical régulier. En collaborant étroitement avec son médecin, en adoptant un style de vie sain et en suivant scrupuleusement les traitements prescrits, il est possible de réduire significativement le risque d'un deuxième AVC. La prévention est la clé pour préserver sa santé et sa qualité de vie. N'hésitez pas à poser toutes vos questions à votre médecin traitant ou à un spécialiste afin d'obtenir une évaluation personnalisée de votre risque et d'élaborer un plan de prévention adapté à votre situation.