Pourquoi est-ce que je pleure quand je suis contrarié ?

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Extrait mis en avant: On pleure quand on est contrarié car la colère génère un stress intense qui empêche dexprimer nos sentiments avec des mots. Les larmes agissent alors comme un exutoire, permettant de réduire la tension accumulée.
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Pourquoi est-ce que je pleure, moi, quand je suis contrariée ? C’est une question que je me pose souvent, surtout après ces scènes… vous savez, ces moments où je me sens complètement dépassée, comme un bateau pris dans une tempête. Je crois que c’est plus fort que moi, vraiment. On dit que la colère, ça crée un stress monstrueux, une pression qui nous explose de l’intérieur… C’est vrai ça ? Parce que, moi, je ne sens pas la colère, pas vraiment. J’ai plutôt l’impression d’une énorme boule qui me serre la gorge, qui me comprime la poitrine… et puis, boum, les larmes.

Comme cette fois-ci, avec ma grand-mère. Elle avait oublié notre rendez-vous, après que j’ai fait 50 kilomètres pour la voir ! Cinquante kilomètres ! Au lieu de la colère, une vague de déception immense, une frustration… puis des larmes. Des grosses larmes chaudes qui ont coulé sur mes joues. J’aurais dû lui crier dessus, non ? Mais non, impossible. C’est sorti autrement, par des larmes, un torrent de tristesse et de déception.

On lit parfois, dans des articles un peu secs, que les larmes servent à réduire la tension. Euh… c’est un peu froid comme explication, non ? Comme si c’était une équation scientifique : stress + frustration = larmes. C’est plus compliqué que ça, je trouve. Il y a cette impression d’être vulnérable, d’abandonner le contrôle, une sorte de… soulagement, même si c’est bizarre à dire. C’est comme si, en pleurant, je laissais sortir quelque chose de lourd, quelque chose qui me pesait depuis des heures, des jours… même des semaines parfois, j’en suis sûre !

Peut-être que c’est une question de personnalité aussi, je ne sais pas. Peut-être que certaines personnes gèrent ça autrement, avec de la colère, de la dispute… Moi, c’est les larmes. Et puis, je me dis, qu’est-ce que je peux y faire, au final ? Est-ce que je devrais changer ? Non, je crois pas. C'est moi, quoi. Et mes larmes, c’est ma façon, à moi, de gérer les choses. Un peu comme si j’avais besoin d’évacuer pour repartir sur de bonnes bases, non ?