Comment savoir si on va avoir le mal des montagnes ?

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Le diagnostic du mal des montagnes repose sur plusieurs éléments. Lauscultation pulmonaire peut révéler un liquide, et une radiographie thoracique ainsi quune mesure de la saturation en oxygène sanguin permettent une confirmation.
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Le Mal des Montagnes : Savoir si vous êtes à risque avant l’ascension

Le mal aigu des montagnes (MAM), une affection touchant les personnes qui gagnent rapidement de l’altitude, est une réalité souvent sous-estimée. Bien que la plupart des cas soient bénins, une prise en charge inadéquate peut entraîner des complications graves. Alors, comment savoir si vous risquez de souffrir du mal des montagnes avant même de commencer votre ascension ? Il n’existe pas de test prédictif parfait, mais plusieurs facteurs peuvent vous aider à évaluer votre risque personnel.

Les facteurs de risque individuels:

L’apparition du MAM n’est pas aléatoire. Certains facteurs augmentent significativement le risque :

  • Vitesse d’ascension: Une ascension rapide, gagnant plus de 500 mètres d’altitude par jour, est un facteur de risque majeur. Le corps n’a pas le temps de s’acclimater aux conditions de basse pression partielle d’oxygène.
  • Altitude atteinte: Plus l’altitude est élevée, plus le risque est important. Au-delà de 2500 mètres, le risque devient significatif, et il augmente exponentiellement au-dessus de 3500 mètres.
  • Condition physique: Une mauvaise condition physique augmente la vulnérabilité. Une personne non entraînée aura plus de difficulté à s’adapter à l’effort physique et à la baisse de l’oxygène.
  • Antécédents médicaux: Des problèmes respiratoires préexistants (asthme, bronchite chronique), des affections cardiaques ou une anémie peuvent exacerber les symptômes du MAM.
  • Déshydratation: Une bonne hydratation est cruciale pour une acclimatation optimale. La déshydratation augmente le risque de MAM.
  • Consommation d’alcool et de tabac: L’alcool et le tabac diminuent l’efficacité respiratoire et augmentent le risque de complications.
  • Utilisation de certains médicaments: Certains médicaments peuvent affecter l’oxygénation du sang et augmenter la sensibilité au MAM. Il est important d’en discuter avec votre médecin avant votre ascension.

Les symptômes précurseurs:

Même en tenant compte des facteurs de risque, il est important de surveiller l’apparition de symptômes précurseurs, qui peuvent apparaître dès les premières heures après l’arrivée en altitude :

  • Céphalées: Les maux de tête sont un symptôme fréquent et souvent le premier signe du MAM.
  • Fatigue: Une fatigue inhabituelle et une sensation de faiblesse.
  • Nausées et vomissements: Ces symptômes peuvent être présents seuls ou accompagnés de maux de tête.
  • Vertiges et essoufflement: Difficulté à respirer même à l’effort modéré.
  • Insomnie: Difficultés à trouver le sommeil.

Quand consulter un médecin ?

Si vous présentez plusieurs de ces symptômes, il est crucial de descendre immédiatement à une altitude inférieure. Une consultation médicale est indispensable, surtout si les symptômes s’aggravent ou si vous présentez des signes d’œdème pulmonaire de haute altitude (OPHA) ou d’œdème cérébral de haute altitude (OCHA), des complications potentiellement mortelles. Le diagnostic du MAM repose sur l’évaluation clinique, l’auscultation pulmonaire (pouvant révéler des râles), une mesure de la saturation en oxygène (oxymétrie de pouls) et, dans certains cas, une radiographie thoracique.

Prévention:

La meilleure approche reste la prévention. Une ascension progressive, une bonne hydratation, une condition physique adéquate et une acclimatation minutieuse sont essentielles pour réduire le risque de MAM. N’hésitez pas à consulter un médecin ou un professionnel de la montagne avant toute ascension en haute altitude. Votre santé ne doit pas être prise à la légère.