Quelle maladie fait dire un mot pour un autre ?

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Lanomique, un type daphasie, se caractérise par un remplacement de mots par dautres, sans altération de la fluidité verbale. Le locuteur cherche le mot juste, mais utilise un synonyme, un mot apparenté ou un périphrase, rendant son discours incompréhensible par moments.

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Quelle maladie fait dire un mot pour un autre ? Oh, ça me rappelle… Maman. Sa langue, parfois… c’était comme un fleuve qui déborde, emporté par un courant étrange. Elle cherchait le mot, vraiment, on le sentait, dans ses yeux, dans cette petite grimace de concentration… mais “tasse à café”, devenait “le truc à boire”, et “clef”, ben c’était “le truc pour ouvrir la porte”. Frustrant, non ? Terriblement frustrant.

La anomique, c’est ça, je crois. J’ai lu quelque part, des trucs, des études… ils disent que c’est une forme d’aphasie, quoique “aphasie”, ça fait tout de suite trop médical, trop froid, non ? Ils expliquent que la personne, elle a la fluidité, elle parle, elle parle, mais les mots… les mots sont comme des fantômes qui fuient. Elle les cherche, elle les attrape presque… et paf ! Un synonyme arrive, un truc approximatif, une pirouette langagière un peu maladroite.

Et l’incompréhension, quelle douleur ! Imaginez, vous voulez dire “je t’aime” à quelqu’un que vous aimez profondément, et ça sort “j’éprouve… de la… de la… chaleur intense pour toi” ! C’est… c’est ridicule, déchirant, tout à la fois. C’est ça, l’anomique ? Une sorte de trahison de la langue, une incapacité à saisir le mot juste, à atteindre le cœur du message… même si, au fond, l’intention est là, bruissante, vibrante.

Je me souviens d’un reportage, je crois que c’était sur Arte… ils parlaient de 70% des cas liés à un traumatisme cérébral. Septante pour cent… c’est énorme ! Donc, souvent, c’est une conséquence, un prix à payer… un prix terriblement lourd à porter. Maman, elle n’a jamais réussi à retrouver totalement sa facilité de parole, après son accident. Il lui restait cette petite anomique… un fantôme de mots qui lui échappaient toujours un peu. Et puis, elle était fatiguée, elle me disait souvent qu’elle était fatiguée de “chercher les mots”. Ce n’est pas juste une maladie, c’est… c’est une blessure de l’âme.