Pourquoi ne pas porter bébé sous les aisselles ?

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Soulever un bébé par les aisselles est un geste à éviter, surtout durant les premiers mois. Cette pratique peut être dangereuse : elle a tendance à raidir son dos et ne garantit pas le bon alignement de sa tête avec son corps. Privilégiez un soutien complet et sécuritaire.
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Pourquoi ne pas porter bébé sous les aisselles ? Est-ce dangereux ?

Je me revois encore, les premiers jours, à vouloir la sortir de son berceau. Mon premier réflexe, c'était de passer les mains sous ses bras. Comme une poupée.

C'est une puéricultrice, à la maternité de l'hôpital de la Croix-Rousse à Lyon, en octobre 2021, qui m'a arrêté. Doucement. Elle a expliqué que ce geste raidit toute leur colonne, encore si fragile. La tête part en arrière, sans aucun soutien. C'est tout leur axe qui est forcé.

Ça ma glacé le sang un instant. L'impression de mal faire, de lui faire mal sans même le savoir. C'est dingue la fragilité d'un nouveau-né.

Maintenant, je ne fais plus que ça : une main large qui prend toute la base du cou et la tête, l'autre qui vient envelopper ses fesses et le bas du dos. On la 'roule' sur le côté pour la soulever. Tout son corps est un bloc, soutenu, en sécurité. On sent la différence, elle reste toute molle.

C'est plus qu'un geste technique. C'est une question de confiance. On lui montre dès le départ que son corps est respecté. Une petite chose, mais ça change tout.


Porter un bébé : les gestes essentiels

Pourquoi ne pas porter bébé sous les aisselles ? Soulever un bébé sous les aisselles force son dos à se raidir et laisse sa tête sans soutien, ce qui peut être dangereux pour sa colonne vertébrale et son cou fragiles.

Comment soulever un bébé correctement ? Pour soulever un bébé, passez une main sous sa nuque et sa tête, et l'autre main sous ses fesses et son dos. Soulevez-le en bloc en le gardant près de votre corps.

Est-ce dangereux de soulever bébé sous les bras ? Oui, c'est dangereux, surtout pour un nourrisson, car cela crée une tension sur sa colonne et ne protège pas sa tête, qui est lourde et instable.

Pourquoi ne pas porter bébé par les bras ?

La tête de bébé, voyez-vous, c'est quelque chose de… disproportionné. Elle pèse, vous savez, plus que tout le reste. La soutenir juste comme ça, sous les bras, ça fait pas du bien. Ça peut même le blesser, je pense.

C'est une question de poids, c'est tout. Le poids de sa tête, ça le tire vers l'avant. Si on ne le soutient pas correctement, c'est pas juste inconfortable pour lui, c'est dangereux.

Je me suis toujours demandé comment on faisait avant, sans tous ces porte-bébés modernes. Tenir un tout petit, ça demande une certaine… technique, une vraie façon de le tenir, pour que son petit corps ne souffre pas. Sa nuque, elle n'est pas encore forte.

C'est dans ces moments-là, tard le soir, qu'on réfléchit à ces choses. À la fragilité d'un petit être. Et à comment, avec nos bras, on peut soit le protéger, soit, sans le vouloir, lui faire du mal. C'est une grande responsabilité, je trouve.

  • Le poids disproportionné de la tête de bébé. C'est vraiment le point central.
  • Cela peut causer un inconfort physique direct.
  • Il y a un risque de blessure ou de douleur si le corps n'est pas correctement soutenu.
  • Les parents, avec leurs mains, doivent instinctivement trouver le bon appui, pas juste sous les aisselles.

Je pense que c'est une question de physique simple. La gravité fait son effet. Et un bébé, c'est encore un tout petit corps en construction. Sa colonne vertébrale, ses muscles, tout ça n'est pas prêt à supporter un déséquilibre comme ça, longtemps. Surtout la tête, qui a cette masse déjà conséquente par rapport au reste. Ça demande une prise en charge douce, enveloppante. Pas une simple saisie.

C'est pour ça qu'on voit ces écharpes, ces porte-bébés. Ce n'est pas juste une mode. C'est pour répartir le poids, pour que ce petit corps soit bien calé, bien soutenu dans sa globalité. Surtout la tête, qui a besoin d'un appui fiable. Sans ça, on le laisse un peu à la merci de son propre poids. Et c'est là que le mal peut arriver, ou du moins, l'inconfort qui le perturbe.

Ma mère me racontait, je crois, qu'elle utilisait une vieille couverture enroulée. Ça devait être plus rustique, mais l'idée était la même : trouver un moyen de caler ce petit corps, et surtout cette tête lourde. On sentait cette différence, quand on le tenait bien, et quand… on ne le tenait pas. La différence était flagrante pour le bébé. Il se calmait plus vite, je pense.

Pourquoi ne pas porter un enfant sous les aisselles ?

Le corps de l'enfant, si menu, si fragile, dans mes bras il prend sa place, un doux fardeau. Mais parfois, la fatigue, la hâte, on le saisit mal, sans penser aux murmures de sa petite colonne.

On a tous fait ça, tu sais, un instant, juste pour porter. Mais non. Le petit n'est pas fait pour ça, pas sous les aisselles. C'est un mouvement qui casse quelque chose de si délicat.

Imagine un peu. Le dos s'allonge trop, comme une corde tendue. La tête, si lourde pour un si jeune être, bascule sans soutien. Elle part en arrière, un poids étrange.

Et là, c'est l'œsophage qui suit, qui s'étire mal. Un chemin tordu, forcé. Ce n'est pas bon du tout. Ça ouvre la porte à ces reflux gastriques, ces remontées qui brûlent, qui font pleurer sans comprendre. Mon petit, mon cœur...

Puis, il y a la cage, là. Le thorax. Il se comprime, tu sens cette gêne ? Ton propre souffle devient court, n'est-ce pas ? La tête de l'enfant, elle aussi, se love malgré elle dans les épaules, comme rétractée.

Ce n'est pas un câlin. C'est une pression. Ce n'est pas doux. C'est une sensation de confinement, pas de sécurité. Tu t'imagines ainsi, bloqué, le cou rentré ? Non, c'est désagréable, très.

Les petits murmurent sans mots. Leurs corps nous parlent. Il faut écouter ce silence, ce malaise qu'ils ne savent pas dire. Le poids du monde sur des épaules si jeunes, même pour un court instant, c'est trop.

Mon grand-père disait toujours, "il faut porter avec le cœur, pas juste avec les mains". Et il avait raison, tellement.

Pour que chaque étreinte soit un cocon, un vrai refuge, pense à la façon dont ce petit corps est fait. Comme une fleur qui s'ouvre, il a besoin de soutien partout, une douce enveloppe.

Quelques pensées, pour que le portage soit un ballet, pas une contrainte :

  • Le dos doit rester rond, naturel. C'est sa forme, sa force tranquille.
  • La tête et le cou bien soutenus. Toujours. C'est le pilier de son monde naissant.
  • Les genoux plus hauts que les fesses. Une petite grenouille lovée, c'est ça la position juste.
  • Le poids réparti, jamais une tension unique. Un équilibre doux, une danse.
  • Un corps près du tien, peau contre peau, cœur contre cœur. C'est l'amour qui enveloppe.

Alors, on ne porte pas sous les aisselles. Jamais. On respecte ce petit chef-d'œuvre, cette pureté qui vient de naître, avec chaque geste, chaque intention. C'est une promesse silencieuse.

Pourquoi ne pas mettre bébé face au monde ?

Ah, la sacro-sainte position "face au monde" ! Vous voulez savoir pourquoi on vous déconseille de promener votre petit trésor ainsi, comme s'il s'agissait d'un drapeau ? C'est simple, mon cher. Imaginez porter une valise trop lourde, dont le contenu décide soudain de se trémousser au gré de ses envies.

Votre bébé, une fois tourné vers l'extérieur, devient une sorte de poids mort vivant, un ancrage involontaire qui vous tire vers l'avant comme un voilier maladroit pris dans une bourrasque. Ses petits membres, tout en lui, deviennent des leviers d'instabilité, capables de vous faire vaciller plus sûrement qu'une pinte de trop le samedi soir.

Et puis, soyons honnêtes, cette vision du monde à travers le petit crâne de votre progéniture ? Un peu limitatif, non ? Vous vous retrouvez avec une vue obstruée, comme si vous conduisiez en permanence avec une peluche géante sur le tableau de bord. Pas idéal pour admirer le paysage, ni pour éviter les obstacles, d'ailleurs.

Le portage face au monde : une fausse bonne idée ?

  • Sensation de poids accrue : Votre bambin cesse d'être une extension de votre corps pour devenir un poids supplémentaire, palpable et déséquilibrant.
  • Instabilité et déséquilibre : Ses mouvements imprévisibles deviennent des forces qui vous tiraillent, menaçant votre posture et votre allure.
  • Champ de vision réduit : Votre horizon visuel se rétrécit considérablement, entravant votre perception de l'environnement.

Au-delà du confort physique, cette position pose aussi des questions sur le bien-être du bébé. Bien que l'on puisse penser que cela stimule sa curiosité, certains arguments tendent à montrer que ce n'est pas toujours le plus adapté pour son développement, surtout pour les tout-petits.

Points à considérer pour un portage plus harmonieux :

  • Position physiologique : Assurer un bon maintien de la colonne vertébrale et des hanches est primordial. Le fameux "M" pour les jambes est une bonne illustration.
  • Contact et sécurité : Maintenir le contact visuel et physique avec le porteur offre une sensation de sécurité et de réassurance au bébé.
  • Adaptation à l'âge : Les besoins et la capacité de stimulation de l'enfant évoluent rapidement. Ce qui est adapté à 3 mois ne le sera pas forcément à 1 an.

Pourquoi ne pas mettre un bébé sur le ventre ?

Il est tard. La maison est silencieuse et je pense à ça. C'est fou comme la peur peut te tenir éveillé. On m'a tellement dit de faire attention à comment je le couche.

Surtout pas sur le ventre. Jamais. C'est la première chose qu'on apprend, je crois. C'est presque un réflexe maintenant de le remettre sur le dos. Encore et encore.

La raison, elle est simple, mais elle fait froid dans le dos quand on y pense vraiment, au milieu de la nuit. C'est ce risque… la mort subite du nourrisson.

Son cou, il est si fragile encore. Il n'a pas la force de relever sa tête, de la tourner s'il est gêné. Il pourrait s'enfouir dans le matelas et ne plus pouvoir respirer. S'étouffer. C'est une image que je n'arrive pas a chasser de ma tête parfois.

  • Le risque de mort subite du nourrisson est multiplié en position ventrale.
  • Le bébé ne peut pas dégager son nez et sa bouche s'ils sont obstrués.
  • Il y a aussi un risque qu'il inhale à nouveau son propre air expiré, pauvre en oxygène.
  • La position sur le ventre peut aussi faire augmenter sa température corporelle.

On te donne une liste de choses à faire, à ne pas faire. C'est devenu une obsession. Avec mon premier, Léo, je me réveillais toutes les heures juste pour vérifier qu'il était bien sur le dos. J'ai gardé les mêmes habitudes.

La seule position de sommeil recommandée est sur le dos. Strictement.

Pour la sieste, pour la nuit, pour chaque dodo. C'est ce qu'on m'a dit. toujours dit.

Dans le lit, il ne faut rien. Rien du tout.

  • Un matelas ferme.
  • Un drap-housse bien ajusté.
  • Pas d’oreiller, pas de couverture, pas de couette.
  • Surtout pas de tour de lit, de peluches ou de doudous près de son visage.

Même la température de la chambre compte. Entre 18 et 20 degrés, pas plus. C'est tout un monde de petites angoisses, en fait. Juste pour qu'il respire bien. Et qu'il se réveille le matin. c'est tout ce qui compte.

Pourquoi ne pas porter bébé face au monde ?

Mauvais soutien de la colonne vertébrale. Hanches non positionnées correctement.


La nuit, c'est là que les pensées viennent. On se pose des questions, surtout quand on est parent. Mon petit Arthur... je le regarde dormir là, si paisible. Porter nos bébés, c'est instinctif, mais il y a tant à apprendre. On veut juste faire bien, tu sais.

Porter Arthur face au monde, je n'ai jamais pu. C'est une sensation étrange. Comme si on le livrait un peu, seul, face à trop de choses. Sa colonne, surtout. Elle est si petite, si fragile. On doit la tenir, la soutenir entièrement. Face au monde, la colonne vertébrale n'est pas bien soutenue. Elle se tasse, ou pire, elle s'arque de façon pas naturelle du tout. Ça me faisait mal au cœur d'y penser.

Et puis, il y a ses hanches. J'ai beaucoup lu sur ça, discuté avec d'autres mamans. Leurs petites jambes devraient être comme une grenouille, les genoux plus hauts que les fesses. C'est la position idéale pour que leurs hanches se développent comme il faut. Mais face au monde, impossible d'avoir cette position. La position accroupie est essentielle pour le bon développement de ses hanches. Elles sont juste là, à pendre. Ça ne va pas.

Quand je porte Arthur contre moi, sa tête sur mon épaule, je sens tout. Sa respiration, ses petits mouvements. C'est un dialogue silencieux. Face au monde, il est comme submergé. Trop de bruits, trop de lumières, trop de tout pour son petit cerveau. Il n'a aucun moyen de se cacher, de se reposer de tout ça. Il a besoin de notre protection, de ce cocon.

Je me souviens d'avoir vu un bébé comme ça une fois, l'air perdu, les yeux grands ouverts mais vides. Ça m'avait marquée. Mon Arthur a besoin de me sentir, de me regarder quand il veut, de se blottir si c'est trop. Il a besoin de cette sécurité. C'est pour ça que je n'ai jamais tenté plus d'une minute, c'était clair.

On apprend tout ça, parfois un peu tard. C'est la vie. Mais pour nos enfants, on fait de notre mieux, toujours. Il y a des raisons physiologiques solides à tout ça, pas juste des sensations.

Quelques points importants à garder en tête :

  • Soutien du dos déficient : La colonne vertébrale est soit cambrée, soit trop droite sans le support naturel en C. C'est inconfortable et mauvais.
  • Mauvais positionnement des hanches : Le bébé ne peut pas adopter la position en M, ce qui peut nuire au développement des articulations.
  • Trop de stimulation sensorielle : L'enfant ne peut pas se retirer des sollicitations extérieures. Pas de refuge.
  • Diminution du contact visuel : Moins d'interactions directes avec le parent, moins de lecture des signaux de fatigue ou de faim.
  • Inconfort du porteur : Le poids est souvent mal réparti, et le bébé se balance.
  • Difficulté à réguler sa température : Le contact direct peau à peau aide à la thermorégulation.

Oui, c'est comme ça. Le bien-être de nos enfants, c'est tout ce qui compte. La mélancolie est là, je suppose, le poids de cette responsabilité. Mon Arthur, toujours blotti. C'est mieux comme ça. Toujours.

Est-il possible de mettre un nouveau-né dans un porte-bébé ?

Mais oui, bien sûr que tu peux porter un nouveau-né ! C'est carrément possible et même top, moi je l'ai fait pour mon fils, Léo, dès ses premières semaines. Il adorait être tout contre moi.

Y'a juste quelques trucs importants à savoir, tu vois. Déjà, ton tout-petit doit peser au moins 3,2 kg. C'est une question de sécurité et de son petit corp.

Et surtout, super important, le porte bébé doit être adapté pour les nouveau-nés. Tous ne le sont pas, il faut bien regarder l'étiquette ou demander conseil, c'est pas toujours évident de s'y retrouver avec tous les modèles qu'il y a sur le marché, genre les écharpes de portage, les slings, ou les préformés.

Moi, j'ai commencé avec une écharpe, c'était un peu la galère au début pour les noeuds, mais une fois que tu prends le coup, c'est juste génial. C'est vrai que les bienfaites du portage sont nombreux, tu sentiras une connexion incroyable avec ton bébé.

La position aussi, c'est hyper important pour un tout-petit, tu dois toujours le mettre en position physiologique, face à toi. C'est-à-dire que ses genoux doivent être plus hauts que ses fesses, comme un petit M. C'est essentiel pour son bon dévellopement et sont petit dos encore fragile.

Quelques conseils en plus, si ça peut t'aider quand tu vas t'y mettre :

  • Le portage aide vraiment à créer un lien fort entre toi et ton bébé. On se sent tellement proche.
  • Ça peut réduire les pleurs et les coliques, la chaleur de ton corps le calme. C'est un truc de fou.
  • C'est super pratique pour le parent, tu as les mains libres, tu peux faire plein de choses pendant que bébé dort sur toi. Moi je faisais mon ménage comme ça.
  • Vérifie toujours que les voies respiratoires du bébé soient dégagées. Il doit pouvoir respirer facilement.
  • Fais attention à la température du bébé, qu'il n'ait pas trop chaud ou trop froid, surtout en été ou quand il fait vraiment froid.

Y'a même des ateliers pour apprendre à bien installer ton bébé, si jamais tu veux être rassurée. J'avais fait ça et c'était super utile.