Comment appelle-t-on une personne qui travaille ?

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Bien sûr ! On appelle ça un travailleur, tout simplement. Cest fou comme un seul mot peut englober tant de choses, non ? Que ce soit louvrier à lusine ou le prof, ils contribuent tous à faire tourner la machine. Cest un peu réducteur de se définir juste par son travail, mais bon, ça reste une part importante de notre identité, de ce quon apporte à la société.
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Comment appelle-t-on une personne qui travaille ? Travailleur... juste ça ? Un petit mot, tout simple, et pourtant… ça me donne le vertige, presque. Comme si on réduisait toute une vie, toute une personne, à une seule étiquette. C'est fou, non ?

J'y pense à ma tante Marie, par exemple. Elle a passé sa vie à la chaîne, dans une usine de conserves – des journées interminables, à la même tâche, les mains toujours un peu rougies, les doigts engourdis l'hiver… Travailleuse, on l'appelait. Mais est-ce que ce mot dit quelque chose de sa passion pour le jardinage, de ses rires tonitruants pendant les repas de famille, de ses yeux qui brillaient quand elle parlait de ses petits-enfants ? Non. C’est beaucoup trop petit, trop fade, ce mot-là.

Et moi ? Moi, j’écris. Ecrivaine, on pourrait dire… mais est-ce que ça décrit vraiment le chaos créatif dans ma tête, les nuits blanches à peaufiner une phrase, la frustration devant une page blanche, la joie immense quand un texte prend enfin forme ? Seulement travailleuse ? Peut-être. Mais ça me semble presque insultant, un peu… réducteur, vous voyez ? J’ai l’impression qu’il manque quelque chose, une nuance, une part essentielle de qui je suis.

J'ai lu quelque part – ah, oui, c'était dans un article, je crois, ils disaient que 70% des gens se définissent en partie par leur boulot. 70% ! C'est énorme ! Et je comprends pourquoi. On y passe tant de temps, on y investit tant d'énergie… ça façonne notre quotidien, nos relations, même nos rêves, parfois. On est soudeurs, enseignants, infirmières, vendeuses… des mots qui sonnent si différents, et pourtant, on se retrouve tous, à la fin de la journée, épuisés, mais aussi… avec un sentiment étrange, parfois, une certaine fierté, peut-être ? Ou juste la satisfaction d'une tâche accomplie, d'une journée qui s'est écoulée.

Alors, oui, "travailleur". C'est un mot, c'est un début. Mais ce n'est pas tout. Bien sûr que non.