Qui consulter pour la néophobie alimentaire ?

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La néophobie alimentaire nécessite lintervention dun professionnel. Une orthophoniste spécialisée en troubles de loralité est idéale, mais certains ergothérapeutes et kinésithérapeutes peuvent aussi apporter une aide précieuse.
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Néophobie alimentaire : Trouver le bon professionnel pour surmonter ses peurs

La néophobie alimentaire, cette aversion persistante pour les nouveaux aliments, peut sérieusement impacter la santé et le bien-être, particulièrement chez les enfants. Mais face à ce défi, il est crucial de savoir vers quel professionnel se tourner pour obtenir l'aide la plus adaptée. Contrairement à une idée répandue, il ne suffit pas d'être patient et persévérant ; une intervention professionnelle est souvent nécessaire pour surmonter cette difficulté.

L'orthophoniste : un atout majeur

L'orthophoniste, et plus spécifiquement celle spécialisée dans les troubles de l'oralité et de la déglutition, se positionne comme le premier choix pour la prise en charge de la néophobie alimentaire. Son expertise s'étend bien au-delà des troubles du langage. Elle possède une connaissance approfondie des mécanismes sensoriels et moteurs impliqués dans l'alimentation, permettant une évaluation précise des difficultés rencontrées. Son approche, souvent ludique et progressive, vise à désensibiliser l'enfant (ou l'adulte) aux textures, aux odeurs et aux saveurs nouvelles. Elle peut mettre en place des stratégies spécifiques pour stimuler l'exploration sensorielle de l'aliment, en jouant sur la présentation, la manipulation et la dégustation. L'orthophoniste peut également travailler sur l'aspect émotionnel lié à la peur de l'inconnu, en collaboration avec la famille si nécessaire.

Ergothérapeute et kinésithérapeute : des compléments précieux

Bien que l'orthophoniste soit souvent le pilier de la prise en charge, certains ergothérapeutes et kinésithérapeutes peuvent apporter un soutien complémentaire, notamment dans des cas spécifiques.

Un ergothérapeute peut intervenir si la néophobie alimentaire est liée à des difficultés de manipulation des ustensiles, de coordination œil-main ou de proprioception (la conscience de la position du corps dans l'espace). Son rôle consistera à améliorer les habiletés motrices fines nécessaires à une alimentation autonome et sécurisante.

Un kinésithérapeute, quant à lui, pourra être utile si des troubles oro-faciaux ou des difficultés de mastication et de déglutition sont associés à la néophobie. Il pourra travailler sur la mobilité de la langue, des mâchoires et des muscles faciaux afin de faciliter l'exploration sensorielle et la prise alimentaire.

Le rôle primordial de la collaboration

Quel que soit le professionnel choisi, il est essentiel que la collaboration entre la famille, l'enfant (ou l'adulte concerné) et le thérapeute soit optimale. Un suivi régulier et une implication active de tous les acteurs sont garants du succès de la prise en charge. L'objectif n'est pas de forcer l'enfant à manger, mais de le guider progressivement vers une relation plus sereine et positive avec la nourriture.

En conclusion, face à la néophobie alimentaire, consulter un professionnel de santé est crucial. L'orthophoniste spécialisée représente un excellent point de départ, tandis que l'ergothérapeute et le kinésithérapeute peuvent apporter un soutien complémentaire selon les besoins spécifiques de chaque individu. Le succès repose sur une approche globale, tenant compte des aspects sensoriels, moteurs et émotionnels, et impliquant activement la famille.