Comment diagnostiquer un reflux interne ?

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Pour diagnostiquer un reflux interne, la méthode de référence est l'œsogastroscopie. Cet examen consiste à explorer visuellement l'œsophage et l'estomac à l'aide d'un tube optique souple. Il offre la possibilité d'évaluer l'impact du reflux sur la paroi œsophagienne et de rechercher une éventuelle œsophagite.
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Quels symptômes indiquent un reflux interne et comment le diagnostiquer ?

J'ai vécu avec ça pendant des mois. Une toux sèche, qui ne partait jamais, surtout allongée. Ma voix était cassée tous les matins, comme si j'avais crié toute la nuit. Mais zéro brûlure d'estomac, rien. C'était déroutant.

Les médecins pensaient à une allergie, à un truc viral qui traînait. J'ai tout essayé. Personne ne comprenait vraiment parce que je n'avais pas le symptôme classique. C'est ça le piège du reflux interne, il est silencieux, il ne brûle pas où on l'attend.

C'est un gastro-entérologue à Paris qui a mis le doigt dessus. Il a parlé de reflux laryngo-pharyngé. En gros, l'acidité remonte très haut, jusqu'à la gorge, mais de manière furtive. Elle irrite tout sur son passage, sans le signal d'alarme de la douleur.

Pour confirmer, il fallait un diagnostic clair. La seule façon de voir les dégâts, c'était l'œsogastroscopie. J'en ai passé une en novembre 2022. On t'endort un peu, tu sens rien. Le médecin passe un petit tube pour regarder à l'intérieur de l'œsophage.

Le résultat a été immédiat. Il a vu une inflammation, une légère œsophagite. La preuve formelle que l'acide passait par là, même si je ne le sentais pas. C'était un vrai soulagement de mettre enfin un nom sur ce mal-être constant. C'est fou comme le corps peut être complexe.


Quels sont les symptômes du reflux interne ? Les signes incluent une toux chronique, un enrouement de la voix (surtout le matin), des raclements de gorge constants, et la sensation d'avoir une boule ou une gêne dans la gorge.

Comment le reflux interne est-il diagnostiqué ? Le diagnostic se base sur les symptômes et est confirmé par des examens. L'œsogastroscopie est utilisée pour évaluer l'état de l'œsophage et détecter une éventuelle œsophagite (inflammation).

Qu'est-ce qu'une œsogastroscopie ? C'est un examen médical qui utilise un endoscope (un tube souple avec une caméra) pour observer l'intérieur de l'œsophage, de l'estomac et du duodénum. Elle permet de visualiser directement les conséquences du reflux acide.

Quand disparaît le reflux interne ?

Le reflux interne est une question de maturation. Son calendrier est mécanique, prévisible.

Le pic d'incidence se situe entre 2 et 6 mois. Une conséquence directe de l'augmentation des volumes ingérés et de l'immaturité du sphincter œsophagien.

La résolution est progressive. Elle s'amorce après 7 mois, avec la diversification et la verticalisation de l'enfant.

  • À 12 mois, 85% des cas sont résolus.
  • À 18 mois, ce chiffre atteint 95%.
  • Les 5% restants relèvent d'une autre analyse.

Le reflux gastro-œsophagien (RGO) est un phénomène physiologique. Le contenu gastrique remonte dans l'œsophage. Dans sa forme interne, ou silencieuse, il n'y a pas de régurgitation externe. Le liquide est ravalé. Les signes sont plus discrets, parfois trompeurs. Je me souviens d'un petit patient, Leo, qui toussait sans arret. C'était juste ça.

  • Différence clé : Le RGO simple n'altère pas la santé. Il est commun, normal. Le RGO pathologique, lui, a des conséquences.
  • Signes d'alerte : cassure de la courbe de poids, pleurs inconsolables, troubles du sommeil, voix enrouée, toux persistante, otites a répétition.
  • Facteurs aggravants : position allongée, aliments liquides. La motricité de l'œsophage est également en cause.
  • Consultation impérative si le reflux persiste au-delà de 18 mois ou si des signes de complication apparaissent. Il ne faut pas attendre.

Comment reconnaître un reflux interne ?

Cette nuit encore. Je le regarde dormir… enfin. Il a fallu tellement de temps. Ces pleurs, ce n'est pas la faim, ce n'est pas la fatigue. C'est une douleur. Une douleur qui vient de l'intérieur, qui ne se voit pas. C'est ça, le reflux interne. Rien ne sort, mais tout brûle.

On finit par connaître les signes par cœur, à force de les voir, jour et nuit. C'est devenu une sorte de check-list mentale, épuisante.

  • Des pleurs incessants, stridents, qui ne ressemblent à rien d'autre.
  • Des signes de douleur ou d'irritabilité intenses, surtout après avoir bu.
  • Un sommeil complètement perturbé, des réveils en hurlant.
  • Une prise de poids qui stagne ou un vrai retard de croissance.
  • Une toux pesistante ou une respiration un peu siflante.
  • Parfois, des vomissements avec des traces de sang.

Et puis il y a tout le reste. Ce qu'on ne lit pas forcément partout. Mon Léo, il se cambrait tellement, comme un petit pont pour essayer d'échapper à la brûlure. Ça me brisait le cœur de le voir faire ça.

Il y a d'autres choses, plus discrètes, qui alertent.

  • Il déglutit beaucoup, même longtemps après le biberon, comme s'il ravalait quelque chose.
  • Sa voix est souvent enrouée le matin.
  • Une mauvaise haleine, un peu acide.
  • Des otites à répétition, personne ne fait le lien au début.
  • Le hoquet, tout le temps. Un hoquet douloureux.
  • Il ne supporte pas d'être allongé. Il ne se calme que droit, contre moi. C'est pour ça qu'on passe nos nuits comme ça, assise dans le fauteuil avec lui sur mon torse.

Quel examen pour le reflux gastrique ?

Pff, cette sensation de brûlure remonte encore parfois. Ça a commencé il y a quoi, deux ans, ça s'intensifiait. Un cauchemar. Impossible de dormir sans cette acidité qui me montait dans la gorge. Au début, tu prends des trucs de la pharmacie, mais bon. C'était pas tenable.

J'ai vu mon généraliste, Dr. Dubois. Il m'a écouté, l'air sérieux. Il a dit, faut regarder. Faut absolument qu'on fasse une endoscopie digestive haute, m'a-t-il affirmé. Pas de doute possible, c'est l'examen pour le reflux gastrique. J'ai un peu angoissé, je l'avoue. Mon ventre c'est pas mon truc favori, même si j'en ai bien besoin.

Le rendez-vous était pris pour un mardi matin, vers 8h30. Le 17 septembre dernier, je m'en souviens. À l'hôpital de Saint-Louis, près de chez moi. J'avais interdiction de manger ou boire depuis la veille au soir. L'estomac vide, la bouche sèche, c'est pénible d'attendre comme ça. J'avais la gorge vraiment sèche.

L'infirmière, Sandrine, elle était gentille. Elle m'a expliqué ce qu'ils allaient faire, encore. Un petit spray dans la gorge. Horrible goût mentholé, un peu amer, pour anesthésier. J'ai senti ma langue, le fond de ma gorge, devenir bizarre, engourdi. Comme quand tu vas chez le dentiste et qu'il te fait une piqûre. C'est pas agréable du tout cette sensation, ça te fait un peu paniquer.

Ensuite, on m'a fait m'allonger sur le côté. Le médecin est arrivé. Le Dr. Moreau. Il m'a dit de ne pas m'inquiéter, de respirer calmement. Il a montré l'appareil. Ce truc, cet endoscope, c'est une toute petite caméra au bout d’un tube long et fin. J'ai vu le bout noir, brillant. Ça fait bizarre de voir ça, là, devant ta bouche.

Il a commencé à l'introduire. La sensation… c'était étrange. Un gros réflexe nauséeux, c'est inévitable. Je me suis dit que j'allais vomir, c'est sûr. Mais non, il faut respirer, juste respirer par le nez. C'est ça le truc, respirer. J'essayais de penser à autre chose, au chat qui m'attendait à la maison, à ma liste de courses.

Le tube est descendu. Le long de l’œsophage. C'est un canal, tu sais, long et étroit. J'ai senti le frottement, léger. Ce tuyau est censé permettre d'observer les organes digestifs supérieurs. Tout quoi, l'œsophage, l'estomac, même un peu le duodénum. Ils cherchent des irritations, des inflammations, des ulcères. La caméra filmait tout ça.

J'ai eu un peu de mal pendant peut-être deux minutes, cette sensation d'avoir un truc dans la gorge est vraiment pas cool. Mais après, ça va. On s'habitue, ou plutôt, on se résigne. Le docteur bougeait le tube doucement. J'entendais des petits clics. Et puis, c'est fini. Ils ont retiré le tuyau. Soulagement instantané. J'ai toussé un peu, ma gorge était un peu irritée.

Après, j'étais un peu sonné, comme après un petit choc. J'ai eu les résultats une semaine plus tard. Pas grand-chose de grave, juste une œsophagite. Inflammation due au reflux. Traitement pour six mois et tout est rentré dans l'ordre, heureusement.

Informations complémentaires :

  • L'endoscopie digestive haute est l'examen principal pour observer les organes digestifs supérieurs.
  • Un endoscope, tube flexible avec une caméra à son extrémité, est introduit par la bouche.
  • Il descend le long de l'œsophage, puis de l'estomac, et parfois jusqu'au duodénum.
  • Le but est d'observer directement la muqueuse, d'identifier des inflammations, ulcères, hernies hiatales ou autres anomalies.
  • L'examen permet de réaliser des biopsies si nécessaire, pour analyse microscopique.
  • Une anesthésie locale de la gorge (spray) est courante, parfois une sédation légère est proposée pour plus de confort.
  • La durée de l'examen est généralement de 10 à 15 minutes.
  • Il est impératif d'être à jeun strict avant l'examen.

Comment savoir si jai du reflux ?

Il est presque trois heures, je crois. Aurélie. C'est mon prénom. Je n'arrive pas à dormir, encore. Ça me prend souvent comme ça, cette sensation de brûlure qui monte. Une vague chaleur, un peu comme un feu doux derrière les côtes. C'est bizarre, comme impression.

La nuit, c'est pire. Surtout quand je m'allonge. Je tousse, parfois. Une toux sèche, qui gratte. Ou alors, on dirait que je m'étouffe un peu. Ça me réveille en sursaut des fois. C'est pas drôle du tout, sérieusement. J'ai l'impression de manquer d'air.

J'ai remarqué aussi, ça influence mon asthme. Mes crises sont plus fortes. Enfin, elles semblent plus fortes. Je ne suis pas sûre que ce soit exactement des crises mais la gêne est là. Le souffle court. Et puis, cette douleur... au milieu de la poitrine. On dirait mon cœur parfois.

Mon médecin il dit que c'est le reflux. Le fameux RGO. Je me suis renseignée un peu, même si c'est fatigant. Il y a des trucs qu'on peut faire. Je bois moins de café maintenant. Ou du décaf. C'est pas pareil, c'est clair.

J'essaie de faire attention à ce que je mange. Plus léger le soir. Pas trop épicé. Ça aide, je pense. Pas toujours, mais ça aide un peu. C'est une question d'habitude. J'essaie de marcher après le dîner. Pas grand-chose, juste un petit tour.

C'est pas facile, avec l'âge ça s'arrange pas toujours. J'ai 47 ans cette année. Bientôt 48. On se dit qu'on va y arriver, mais les nuits sont longues. Faut trouver les petits trucs qui marchent pour soi. Pour ça, j'ai lu des trucs et mon médecin m'a donné quelques pistes.

  • Brûlures d'estomac montantes.
  • Douleur thoracique qui simule une crise cardiaque parfois.
  • Toux nocturne ou sensation d'étouffement au lit.
  • Aggravation de l'asthme pendant le sommeil.
  • Changements de régime alimentaire : éviter gras, épices, café, chocolat, menthe.
  • Changements de style de vie : surélever la tête du lit, manger deux-trois heures avant de dormir, maintenir un poids sain.

Comment stopper le reflux gastrique ?

Contrôler le reflux gastrique s'opère par un ajustement rigoureux des pratiques alimentaires et de vie.

  • Alimentation :

    • Privilégiez des portions moindres. Une surcharge est contre-productive, évité la. Mon médecin parle souvent de l'impact direct.
    • Mangez lentement. Vingt minutes. Minimum. Position assise, toujours. La mastication, elle est clé. C'est plus qu'une habitude, c'est une nécessité digestive. J'ai vu des résultats concrets juste là-dessus.
    • Identifiez les déclencheurs. Les graisses. Les épices intenses. Boissons gazeuses, une évidence. Les crudités, parfois. Ma cousine a eu des soucis terribles avec les oignons crus.
    • Évitez le café. Le chocolat. L'alcool, un irritant majeur. La menthe, contre-intuitivement. Les agrumes. Leur suppression aide. Pensez-y comme une stratégie.
  • Post-repas :

    • Pas d'allongement immédiat. Deux heures, un minimum absolu. Le corps travaille. Donnez-lui le temps. C'est une erreur que beaucoup font.
  • Poids corporel :

    • Un facteur non négligeable. Une silhouette plus légère réduit la pression sur l'estomac. C'est une donnée clinique.
  • Sommeil :

    • Surélevez la tête de votre lit. Pas juste des oreillers. Une inclinaison stable limite la remontée nocturne.
  • Habitudes toxiques :

    • Fumeur ? Réduisez. L'arrêt est l'idéal. L'alcool, sa consommation doit être modérée, voir inexistante. Ces substances compromettent le sphincter. Simple mécanique.
  • Stress :

    • Son influence est sous-estimée. Une gestion plus sereine peut atténuer les symptômes. C'est une composante à ne pas négliger.