Quel est le jour pour manger du poisson ?

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En France, le vendredi est traditionnellement le jour dédié à la consommation de poisson. Cette coutume, héritée du Moyen Âge, trouve son origine dans les pratiques de pénitence où le poisson remplaçait la viande le vendredi, jour commémoratif de la mort du Christ.
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Quel est le jour traditionnel pour manger du poisson ?

Oh là là, cette histoire de poisson le vendredi, c'est vraiment ancré ici. Je me souviens très bien, quand j'étais gosse, de mes vendredis à la cantine de l'école primaire, à Lille, vers 1995. On avait souvent du colin vapeur ou des petites croquettes de poisson pané.

C'était pas une option, juste la règle du jour.

Longtemps je me suis demandé pourquoi toujours le poisson ce jour-là. Pourquoi pas un autre ? C'était une règle implicite que tout le monde suivait, sans y penser plus que ça.

Cette habitude, elle me suit encore, même adulte.

Après, j'ai compris que cette tradition remontait à très loin, une vieille histoire religieuse liée à la pénitence. Le vendredi, c'était le jour de la mort du Christ, d'où cette obligation de "faire maigre", sans viande.

Même dans les supermarchés, c'est flagrant. Le rayon poisson prend de l'ampleur.

Je me rappelle une fois, en mars dernier, j'étais à la poissonnerie du marché Wazemmes. Le vendredi matin, c'est la folie. J'ai pris un cabillaud à 18€/kg pour un bon aïoli.

C'est une tradition qui se transmet, l'air de rien.


Informations Clés

  • Quel est le jour traditionnel pour manger du poisson en France ? Le vendredi.
  • Pourquoi mange-t-on du poisson le vendredi ? C'est une tradition catholique de pénitence liée au jour de la mort du Christ.

Pourquoi pas de poisson le lundi ?

Ce lundi-là, le soleil tapait fort sur le vieux port de Marseille. Début août, l'air sentait le sel, les algues et un peu le diesel des bateaux qui rentraient à quai. Je me promenais le long des étals, cherchant une belle dorade pour le dîner, quand j'ai posé la question à un poissonnier aux mains rugueuses et marquées par les écailles.

« Pourquoi pas de poisson frais le lundi, monsieur ? » J'avais cette faim, cette envie de manger le goût de la mer, pas une conserve. Le type a levé les yeux, un petit sourire au coin des lèvres. « Madame, le dimanche, c'est le jour du Seigneur. Et des pêcheurs aussi, faut pas déconner. »

Il a continué, en rangeant des maquereaux qui brillaient sous le soleil. « Les criées ferment le dimanche. Les grossistes se reposent. Pour nous, ça veut dire qu'on peut pas être réapprovisionné le jour même. On a ce qu'on a ramené le samedi, et après, c'est le vide, quoi. »

J'ai regardé les quelques poissons restants, pas franchement appétissants. L'idée de commander un poisson au restaurant ce soir-là, et qu'il ait passé je ne sais combien de temps dans un congélateur, ça m'a tout de suite refroidie. Le goût de la fraîcheur, de la pêche du jour, c'était le but, non ?

Alors, le lundi, pour moi, c'est simple. C'est poulet rôti, ou une bonne salade composée. Le poisson frais, ce sera pour un autre jour. Le mardi, là, ça recommence. J'ai vu le poissonnier faire un clin d'œil. « Le mardi, ça revient en force ! »

  • Le marché aux poissons ferme le dimanche. C'est la raison principale.
  • La tradition du repos dominical s'applique aussi aux professionnels de la mer.
  • Les restaurateurs s'approvisionnent donc avant le dimanche.
  • Un poisson commandé le lundi est souvent surgelé, pas fraîchement pêché.

Ce jour-là, à Marseille, j'ai bien senti la chaleur monter sur ma peau et le vent salin qui me caressait le visage en me donnant cette idée de poisson frais. J'imaginais déjà la cuisson, le citron, le persil… Mais la réponse du poissonnier, aussi directe soit-elle, a ramené à la réalité. Les contraintes logistiques, les habitudes, tout ça fait qu'un simple jour de la semaine peut changer la saveur d'un plat. C'est fascinant comment ces petites choses façonnent nos habitudes alimentaires sans qu'on s'en rende compte, n'est-ce pas ? Comme si chaque jour avait son caractère, son menu imposé par les circonstances. L'été, sur le port, avec le chant des mouettes et l'odeur iodée, ça prend une dimension particulière, presque mythique.

Est-il acceptable d’acheter du poisson un lundi ?

Ah, le poisson du lundi ! Une question épineuse, qui mérite une réponse aussi nuancée qu'un bon fumet de marée. Anthony Bourdain, ce grand prêtre des cuisines, avait son mot à dire, et franchement, qui oserait le contredire sans une bonne rascasse dans la gorge ?

Il disait que le lundi, c'était un peu le purgatoire du garde-manger marin. Les camions de livraison, fatigués du week-end, ne font pas forcément le plein de fraîcheur. Alors, ce poisson dans votre assiette, il a peut-être fait une petite sieste depuis le vendredi, ce qui, soyons honnêtes, n'est pas idéal.

La fraîcheur, ce graal ! Imaginez un peu : vous commandez un turbot, le roi des poissons, et on vous sert un truc qui a plus le goût de la naphtaline que de l'océan. Pas terrible, n'est-ce pas ? Bourdain le savait, et son conseil sentait le vécu, comme l'iode après une bonne tempête.

En gros, pour éviter la déception culinaire, mieux vaut viser le milieu de semaine. Le mardi, mercredi, voire jeudi, c'est souvent là que les étals regorgent de trésors marins fraîchement arrivés. Les poissonniers ont eu le temps de faire le plein, les marchés sont animés, et votre palais vous remerciera.

Pourquoi cette prudence ?

  • Logistique du poisson : Les jours de livraison des produits de la mer sont souvent concentrés en début de semaine après les jours de pêche du week-end.
  • Rotation des stocks : Un poisson acheté le lundi peut avoir été pêché avant le week-end, perdant ainsi une partie de sa vivacité.
  • Qualité perçue : La différence de goût et de texture peut être subtile, mais un connaisseur la percevra.

Alors, oui, acheter du poisson un lundi peut être "acceptable", si vous êtes prêt à accepter un certain compromis. Mais si vous tenez à l'excellence, à cette explosion iodée qui vous transporte sur le pont d'un chalutier, alors attendez quelques jours. Votre papille gustative vous sera éternellement reconnaissante, et vous éviterez de manger un poisson qui a fait la gueule plus longtemps que vous après un samedi soir trop arrosé.

Pourquoi ne pas manger du poisson lundi ?

Ah, le poisson du lundi ! Une tradition culinaire qui, franchement, sent un peu le poisson… pas frais. L'idée, c'était qu'à l'époque, le pauvre marché new-yorkais fermait ses portes le week-end, un peu comme un artisan boulanger qui prendrait son repos hebdomadaire.

Du coup, le poisson que vous commandiez le lundi, le pauvre bougre, avait passé plus de temps à attendre dans le frigo que sur les tables fines. Imaginez : un mets censé évoquer la fraîcheur des océans, qui fait la sieste depuis le vendredi. Pas très glamour, n'est-ce pas ? C'est un peu comme recevoir une carte postale de vacances qui a fait trois fois le tour du monde.

La fraîcheur, ce détail qui change tout. Le secret d'un bon plat de poisson, c'est de savoir d'où il vient et quand il a nagé pour la dernière fois. Un produit qui a fait un peu trop de tourisme avant d'atterrir dans votre assiette, ça change le goût et l'expérience. C'est la différence entre une belle promesse et une réalité un peu… mollassonne.

Pourquoi cette vieille astuce a perdu de son mordant ?

  • La mondialisation des étals. Aujourd'hui, les marchés sont ouverts, les fournisseurs sont plus rapides que des thons en migration. On trouve du poisson à peu près quand on veut.
  • La chaîne du froid, cette magicienne. Les techniques de conservation et de transport ont fait des bonds de géant. Un poisson peut traverser des continents sans perdre sa vivacité.
  • La saisonnalité, un bon prétexte. Mieux vaut choisir son poisson selon la saison et les arrivages réels plutôt que de se fier à un jour de la semaine qui n'a plus grand sens.

Bref, manger du poisson le lundi, c'est un peu comme essayer de revivre les années 80 avec une cassette VHS. Ça peut avoir son charme nostalgique pour certains, mais pour la plupart, on préfère la qualité et la facilité du streaming.

Conseil de gourmet (ou de gourmand pragmatique) :Privilégiez la saison et la provenance. C'est là que se cache le vrai trésor, bien plus que dans un calendrier un peu désuet. Un bon pêcheur vous dira quand le poisson est au top, pas un vieux conseil de chef qui date d'une autre époque.

Quel jour de la semaine doit-on manger du poisson ?

Le vendredi.

C'est le jour du poisson. Une coutume de pénitence. Un jour maigre, sans la viande des animaux à sang chaud. Le poisson la remplace.

Hier, c'était lasagnes. Pas de poisson.

Les habitudes ont la vie dure, même quand on oublie pourquoi. On remplace un sacrifice par un autre. L'habitude reste, le sens s'efface.

  • Ichthus. Le poisson est un symbole. Un code des premiers chrétiens pour se reconnaître. Il signifie Iesous Christos Theou Uios Soter.

  • Le poisson. Il n'était pas considéré comme de la viande. Une créature à sang froid. Une distinction technique, presque absurde.

  • Vendredi Saint. Le jour de la crucifixion. L'origine est là. Un acte de mémoire. Un jeûne.

  • Viandes interdites. Uniquement celles des animaux terrestres et des oiseaux. Le castor et la loutre, animaux aquatiques, étaient parfois autorisés. La logique a ses limites.

Pourquoi ne pas acheter de poisson le lundi ?

Un lundi, je me rappelle... l'année dernière, vers mai je crois. J'étais rentrée tard de mon petit weekend à la campagne, la tête encore pleine des odeurs de forêt de Fontainebleau. J'avais faim, une envie de quelque chose de léger. Je me suis dit, tiens, un poisson, c'est parfait, c'est ce qu'il me fallait. Direction le Carrefour Market rue des Martyrs, vers 19h. Les rayons étaient un peu vides, forcément.

J'ai pris un joli pavé de cabillaud, l'emballage paraissait correcte. Tu sais, le genre de truc qui te donne l'impression d'être sain. Arrivée à la maison, je l'ai cuisiné simplement, avec un peu de citron et des herbes que j'avais encore du jardin de ma mère.

Le premier morceau... hmm, bizarre. Une texture un peu molle, pas cette fermeté que j'adore. Et puis, cette odeur... pas franchement la marée, plutôt un truc lointain, pas bon. J'ai à peine touché à mon assiette. Grosse déception, un vrai gâchis.

Le lendemain, j'en ai parlé à ma tante Jacqueline. Elle bosse au marché depuis des années, elle sait tout sur tout ce qui touche à la bouffe. Elle m'a regardée avec ses grands yeux, genre "mais t'es folle ma puce ?".

Et là, elle m'a expliqué, avec sa voix un peu rauque, pourquoi jamais de poisson le lundi. C'est si logique quand tu y penses.

Les poissonniers, ils ferment le dimanche. C'est leur jour de repos, comme la plupart des commerces. Donc, pas de livraison possible. Le poisson que tu achètes un lundi, il a été livré au plus tard samedi matin.

Et si la livraison du samedi était déjà une relique du jeudi, eh bien, ça remonte à jeudi. Trois, quatre, voire cinq jours. C'est pas la mer à boire mais pour le poisson, ça compte ! Le goût en pâtit, c'est sûr. La fraîcheur, c'est primordial.

Depuis ce jour, je suis devenue super vigilante. Lundi, c'est pâtes ou poulet. Ou alors, je vais direct chez mon poissonnier de quartier le vendredi ou le samedi, et là, c'est autre chose.

La différence est flagrante, tu peux me croire. Tu sens la mer, tu vois l'œil brillant du poisson. C'est une question de respect pour le produit, je pense. Et pour ton estomac aussi, hein.

  • Privilégier les achats en fin de semaine : le vendredi ou samedi, les arrivages sont au top.
  • Vérifier les yeux : Ils doivent être brillants et clairs, jamais opaques.
  • Regarder les branchies : Elles doivent être rouge vif, pas grises ou marron.
  • Sentir : Une bonne odeur de mer, d'algues, pas d'ammoniac ou de rance.
  • La texture : La chair doit être ferme et élastique au toucher.
  • Demander au poissonnier : Ils sont là pour ça, ils connaissent leurs produits.

Pourquoi ne pas acheter de poisson le lundi ? Les poissonniers sont fermés le dimanche, donc le poisson du lundi n'a pas été livré la veille et est moins frais, datant potentiellement du samedi ou même du jeudi.