Pourquoi sommes-nous accros à la malbouffe ?

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L'addiction à la malbouffe s'explique par le plaisir immédiat qu'elle procure. Les aliments riches en sucre, sel et matières grasses stimulent la libération de dopamine dans notre cerveau. Cette sensation de bien-être est une des raisons principales de notre dépendance à ces nourritures, créant un cycle de consommation difficile à briser.
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Pourquoi mangeons-nous mal ? Accro ?

Manger mal, c'est un peu comme une accro, non ? Je me souviens, en 2019, à Paris, après une grosse journée, je filais chez ce petit traiteur.

Une envie folle de leur quiche lorraine, riche en gras et en sel. C'était un plaisir instantané.

Ce truc libère de la dopamine dans mon cerveau, je crois. Ça me mettait dans un état de bien-être, comme une petite récompense.

Le truc, c'est que c'est pas une solution durable, cette satisfaction. Ça crée une boucle, on en veut toujours plus.

Ces aliments ultra-transformés, c'est leur objectif, créer cette dépendance. C'est pas nous qui sommes faibles, c'est fait pour ça.

Pourquoi mange-t-on mal ? Addiction à la malbouffe. Stimule le cerveau. Dopamine. Sensation de bien-être. Plaisir immédiat.

Quels sont les aliments de la malbouffe ?

Mardi soir, il devait être minuit passé. La pluie claquait sur la fenêtre de mon studio, rue des Dames. J'étais crevée, la tête lourde de trop de chiffres pour mon partiel de finance. Mon estomac gargouillait d'une faim vide, celle qui te vrille les boyaux quand le dîner est déjà un lointain souvenir. J'ai ouvert l'appli sur mon téléphone, les yeux mi-clos.

Là, cette image. Un burger industriel, énorme, avec son fromage fondu et cette sauce qui dégouline. Ça me faisait saliver, j'avoue. Même si je savais que c'était une horreur pour la digestion, cette sensation de chaleur et de gras, c'est ce que je voulais à ce moment précis. La culpabilité viendrait après, sûr.

J'ai hésité avec des nuggets. Tu sais, les trucs super panés, qui crissent sous la dent. Avec la sauce barbecue qui sent le chimique. J'en ai tellement mangé quand j'étais gamine, après les cours, en cachette. Une madeleine de Proust graisseuse. Mon dieu.

Puis mon regard est tombé sur les frites – bien sûr, elles vont avec tout ça. Et un kebab. Ah, le kebab, c'est mon péché mignon quand je suis vraiment au fond du trou. Celui du coin, près de l'arrêt Rome, il est infâme mais tellement réconfortant. Le pain, la viande pleine de gras, la sauce blanche qui déborde. Un classique de la malbouffe, non ?

C'est ça, la malbouffe. Tout ce qui te fait du bien sur l'instant mais te laisse un arrière-goût de... pas bon après. Comme ces paquets de chips que tu ouvres sans réfléchir devant une série. Ou une pizza industrielle, surgelée, que tu balances au four quand t'as zéro envie de cuisiner. C'est rapide, facile.

J'ai fini par prendre les nuggets, avec des frites. Et j'ai même ajouté un donut au sucre pour me consoler, parce que tant qu'à faire, autant aller jusqu'au bout de l'auto-sabotage. Ce n'était pas un simple gâteau industriel, c'était le symbole de ma défaite du soir. Le ventre plein, la tête un peu lourde, mais une petite étincelle de plaisir éphémère.

Les biscuits salés dits « apéro », genre crackers ou mini-saucissons secs, c'est aussi de la malbouffe. Et les sucreries comme les chocolats en barre ultra-transformés. C'est partout. Difficile d'y échapper quand la vie va vite. Mon coloc, lui, il vit que de ça. Je le vois, sa poubelle est pleine d'emballages de tout ça.

Ces trucs, c'est un peu le carburant de nos vies modernes et pressées. Les hamburgers industriels ne sont plus juste au fast-food, ils sont partout en supermarché. Les pizzas industrielles aussi. Sans parler des gâteaux industriels ou des donuts qui traînent dans les distributeurs. Ça te donne un coup de fouet rapide, mais ça te pompe toute l'énergie après. Le fast-food, les snacks salés, sucrés, tout ce qui est ultra-transformé et vite consommé. C'est ça la malbouffe.

Comment éviter de manger de la malbouffe ?

Écoute, pour pas mangé de la malbouffe, le premier truc, c'est virer toutes les cochonneries de ta cuisine. Genre, si tu n'as pas de chips, tu n'en manges pas, logique quoi. Moi, c'est ce que je fais, avec mon frero, on a vidé le placard à bonbons la semaine dernière. C'était dûr, mais on l'a fait.

Ensuite, faut faire un peu de visualisation. Genre, quand t'as une envie de sucre, ferme les yeux et imagine-toi en train de manger un truc super sain, tu vois, une pomme croquante ou un truc comme ça. Ça aide, Vraimen. Ou alors, imagine les dégats sur ta santé, ça calme.

Et puis, euh, y'a l'idée d'une boîte à envies. C'est pas une boîte pour y mettre la malbouffe, non! C'est plus pour y noter ce qui te fait envie. Quand tu veux un truc pas top, tu l'écris sur un papier et tu le mets dedans. Comme ça, tu l'as sorti de ta tête, tu vois. Ça marche des fois. Moi, j'ai une vieille boite à chaussures, ça fait l'affaire.

Et un truc important aussi, c'est les repas en famille. Quand tu manges avec du monde, on prend plus son temps, et puis on fait souvent des plats plus équilibrés. Ma mère, elle cuisine trop bien, alors quand je suis chez elle, c'est toujours mieux que mes snacks rapides.

Y'a d'autres trucs qui aident aussi, en vrac, sans trop réflêchir:

  • Préparer tes repas à l'avance : Franchement, ça change tout. Tu as déjà un truc sain à portée de main, pas besoin de commander un truc n'importe quoi. Le dimanche, je fais mes salades pour la semaine.
  • Boire de l'eau, beaucou : Souvent on croit qu'on a faim mais en fait on a juste soif. C'est fou comme ça marche. J'ai une bouteille d'eau partout avec moi.
  • Dormir suffisamment : Quand t'es fatigué, t'as envie de sucre, c'est comme ça. Le corps cherche de l'énergie rapîde. Essaie de faire tes 7-8h, au moins. Mon cousin, il dort que 4h, c'est normal il mange tout le temps n'importe quoi.
  • Gérer le stress, enfin essayer : Le stress, c'est la cause de plein de bétises alimentaires. J'essaye de marcher un peu, juste pour décompresser. Ca m'aide bien.
  • Lisser les étiquettes : Ça paraît bête mais regarde ce qu'il y a dans ce que tu manges. Souvent ça te coupe l'envie quand tu vois la quantité de sucre. Parfois c'est une vrai surprise.